Petite aparté à destination du poetementbocou
qui me cherche des poux. Les autres, ne soyez pas jaloux, oh si vous saviez, saviez tout !
« Introspection », j’aurais pu aussi dire inspection.
Le « tro » supplémentaire ne donne qu’une idée plus claire de la précision systématiquement floue et de la méthode ironiquement incertaine avec lesquelles le refléteur ou reflâteur,
(inventons !), s’invite à un jeu de miroirs, d’illusions instantanées qu’offre le reflet de la réflexion.
Que cherche-t-on (ou trouve-t-on) d’ailleurs ?
Griserie de la chasse au trésor qui une fois déniché est toujours décevant (phase de décompression après gesticulation introspective).
Fort heureusement, le secret de l’âme est bien gardé, cette grande dame sait régulièrement donner carotte à l’âne qui essaie de la déshabiller.
Flaque à reflets sur la Promenade des Anglais.
ça me démangeait depuis longtemps, c'est maintenant chose faite : j'ai inauguré un
audio blog qui vous tiendra au courant de mes élucubrations sonores.
Vous y trouverez du son, des voix, de la musique. Toute cette matière coupée, collée, mixée, bref mon grand bazar auditif.
Un petit clic sur l'image ci-dessous et vous y serez :
Sable dans la bouche,
Grincent les rouages du doute,
La vérité se fait voûte,
Comme le tonnerre au mois d’août.
Poils dans la douche,
S’arrache du doigt la croûte.
Perte de soi au goutte à goutte
L’impermanence déroute.
Sale dans ses couches,
La belle se dégoûte,
Envisage quelques retouches
Et s’arc-boute en montrant sa croupe.
Seul dans son groupe.
Pourrit l’intérieur de la souche.
Dans l’errance du manouche,
Il porte la tristesse du chaouch.
Caillou dans la babouche
Kalachnikov sans cartouche
Ravale sa fierté dans le sentier
Et la vide comme si de rien n’était.
La clé du mystère a l’air louche,
Le cadavre attire les mouches,
Court terme passe vite
Parade le temps qui lévite
Seul reste le traître souvenir
Comme des arêtes sur une carcasse d’huître
Ode à l’iode, l’image est vide
Le verbe déballe, le ventre colle
Poésie du futur, rimes numériques
L’intention excelle, la réalité s’évite
Fin d'un carnet intime,
Au fond des poches quelques centimes.
Fortunée sans tune.
Eclaire la lune.
La rumeur est câline, l’odeur féline. Les cris de mouettes réveillent la muette
D’un sommeil profond. Tombe le silence. Résiste et se sent bête.
Le vent fouette ses pommettes
La vague emporte les sornettes
Le volatile lui tient tête.
Le soleil éclate. Fais risette.
L’écume sent bon. Le rebond. Dire.
Poussière d’esprit tordu. Allongée sur la banquette.
Tomber amoureuse. Mimiques peureuses.
Traces tenaces en surface
En profondeur, le cœur. Le cœur gros.
Vraiment très beau. Trop. Au galop.
Un fakir. Sentir les pointes dans la peau
Sans souffrir. Le seuil du renouveau.
Cafard, je t’écrase et tu te multiplies par trois.
Nocturne habitant des cuisines.
Fragile. Le blues ça rend débile, hypersensible
Jète les miettes de confiance sur la moquette.
On y va, on n’y va pas. Vitesse de croisière.
Visiter un cimetière dans un village breton, tout le monde le même nom.
Même famille sauf pour les filles.
Insolente l’heure tourne. Impatiente tu ronges tes doigts à nu
Le temps, le temps n’existe pas
Le temps, le temps n’attend pas
Le temps, aiguille sans chas.
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© Jennifer Moreau. 2005
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