Mercredi 27 juin 2007

Court terme passe vite

Parade le temps qui lévite

Seul reste le traître souvenir

Comme des arêtes sur une carcasse d’huître

Ode à l’iode, l’image est vide

Le verbe déballe, le ventre colle

Poésie du futur, rimes numériques

L’intention excelle, la réalité s’évite

 

 

 

par Jennifer Moreau publié dans : Textes
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Jeudi 6 octobre 2005

 

Fin d'un carnet intime,

Au fond des poches quelques centimes.

Fortunée sans tune.

Eclaire la lune.

La rumeur est câline, l’odeur féline.

Les cris de mouettes réveillent la muette

D’un sommeil profond.

Tombe le silence. 

Résiste et se sent bête.

Le vent fouette ses pommettes

La vague emporte les sornettes

Le volatile lui tient tête.

Le soleil éclate. Fais risette.

L’écume sent bon. Le rebond. Dire. 

 

 

 

Poussière d’esprit tordu. Allongée sur la banquette.

Tomber amoureuse. Mimiques peureuses.

Traces tenaces en surface

En profondeur, le cœur. Le cœur gros.

Vraiment très beau. Trop.  Au galop.

 

 

 

 Un fakir. Sentir les pointes dans la peau

Sans souffrir. Le seuil du renouveau.

Cafard, je t’écrase et tu te multiplies par trois.

Nocturne habitant des cuisines.

Fragile. Le blues ça rend débile, hypersensible

Jète les miettes de confiance sur la moquette.

On y va, on n’y va pas.  Vitesse de croisière.

Visiter un cimetière dans un village breton, tout le monde le même nom.

Même famille sauf pour les  filles.

Insolente l’heure tourne. Impatiente tu ronges tes doigts à nu

Le temps, le temps n’existe pas

Le temps, le temps n’attend pas

Le temps, aiguille sans chas.  

 

par Jennifer Moreau publié dans : Textes
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Jeudi 11 août 2005
Miraculée sauvage
 
Miraculée sauvage. Minuscule bavardage.
Orchidée rapage. Une idée de mariage.
Colibri au plafond. Cro-magnon sur la plage.
Gélule au charbon. Déchirée la page.
Micro cravate sur le trottoir.
Des prostituées, des goélands .
Dans un parc fermé, deux japonais bourrés.
Se sont baignés les pieds. Dans la fontaine.
Une statue en forme de baleine. Leur sourit,
La lune est pleine. La jeunesse dorée.
 
par Jennifer Moreau publié dans : Textes
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Dimanche 19 juin 2005

Lola

Lola. Elle chasse le froid. Docile.
Avec Lola, c’est facile, pas besoin d’être habile.
 
Il paraît qu’elle est folle. Au moins, c’est pas un pot de colle.
Suffit de lui donner l’obole. Et adieu Lola, casse-toi !
Elle décolle. Non. Pas besoin de camisole.
 
Toi tu t’en fous, tout ce que tu veux, c’est qu’elle t’attache.
Et cravache tes petites fesses endurcies par la vie.
Mépris. Mépris. Jamais tu ne lui as dit merci.
 
Lola fille de joie. Libellule et araignée.
Offre ses faveurs. Jamais son cœur.
A la demi heure, au quart d’heure.
 
Langue qui glisse. Accent timide.
Viande faisandée. Jus de fruits au lait.
Porn attitude. Surtout pas d’habitude.
L’obscénité gagne l'humanité.
 
Il était une fourmi hier.
Toujours le nez en l’air.
La croupe en arrière.
Pour le moral des troupes
« Allez fais pas la fière. T’es pas une guerrière.
Ni une pionnière en la matière.
C’est pas ton truc ?
T’inquiète. Y’en a des centaines qui attendent derrière. »
 
par Jennifer Moreau publié dans : Textes
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Jeudi 16 juin 2005

 

Portraits de bar

Bout de comptoir pour fin de festivités
Début du rêve. Célébrité.
Journalistes sur la Croisette
Endimanchés jusqu’aux chaussettes
Fossette sur la joue, fais risette
 
Doigts dans la prise. DJ en sourdine
Comédie divine dans une boîte de sardines
Une pression s’il vous plaît !
A la santé de la collectivité
 
Le bonjour de la tôlière
La vieille radote, se pince le nez.
C’est la tournée de la beauté délurée.
On dirait une prostituée
Elle sourit ça fait plus honnête.
Elle vomit ce qu’elle a dans la tête.
Elle connaît le refrain.
Manifestation contre la faim
Pour changer de la guerre.
Des phrases en rafale.
C’est bon pour le moral.
Détruire les bombes, les mensonges.
D’un coup d’éponge.
 
Un marabout rebouté,
Un proxénète de seconde zone,
Un grand noir le crâne rasé de très près.
Un banc sur la promenade des Anglais.
Il a trouvé sa muse. Celle qui l’amuse.
Elle est flattée de cet attrait, de ses yeux gonflés.
Il se repose sur ses lauriers.
Ce qu’on lui propose, il est OK.
Jolie girouette.
Passoire sur la tête. 
A la sotte qui se croit aimée.
Quand on a le droit de vote on se tait.
Comme cette fille sourde et muette, la voisine de palier.
Elle est vraiment très chouette, c’est à dire bien gaulée.
Imagine la défaite ! Et ben, elle arrive à communiquer.
Mais pas soûlante. Manquerait plus qu’elle soit chiante.
 
Quelles sont ses limites ?
Quel personnage il imite ?
Est-ce qu’il conduit vite ?
Des origines Inuits ?
Il se regarde dans le miroir.
Matin. Midi et soir. 
Un remède ? Pas des somnifères.
Ni un discours sur l’enfer sur terre.
Pour ça, y’a déjà sa mère. Une sale histoire de cancer.
Quand l’ère vasculaire bascule en arrière.
 
par Jennifer Moreau publié dans : Textes
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Mardi 10 mai 2005

Désirs

 
Bulle de savon sur le corps.
Ombre dans le salon.
Chinoise en forme de guitare.
Début de l’histoire.
 
Erection matinale. Signe astral
Diapason fatal. Lumière estivale.
Le feu dans la boule de cristal.
Manège enchanté. Humidité salée.
Intellectuelle propriété.
Edulcorées, pensées  coquines.
Justifier ses saveurs taquines ?
La troisième dune.
Une couette en plume.
Aller-retour Bali Dakar.
Rien à faire ses courbes reviennent,
Il faut que je devienne.
 
 
par Jennifer Moreau publié dans : Textes
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Jeudi 28 avril 2005

 

 

 

En jambe

Par association d’idées, je capte l’essence de questions imbriquées sans science.

Pas d’existence sans quête de sens et en l’absence de réponses vérité, j’ouvre la danse.

ça fait oublier l’intransigeance de la valse neuronale qui s’écoule comme dans un sablier.

Le pas en avance, je ne peux résister à cette transe inespérée.

Petite fête pour petit comité. La lumière se confond à l’obscurité. Campée sur mes deux pieds, je prends l’apparente insolence de résister.

Cambre le coccyx, front qui plisse. Un bras en l’air de savoir quoi faire. Rien pour satisfaire la cascade d’huile entre mes hémisphères.

 

Le sens de l’écrit. Les cris du sang.

 

S’en faire mercredi. Y’aura des absents.

C’est du sanskrit. Des centaines d’enfants.

Le Prix du jury. Toujours élégant.

 

Flaque de  cauchemar. Rien au hasard. Sans fleur, ni prière.Un sourire à la caissière.

Cédez le passage aux personnes de grand âge. Le compte à rebours a déjà commencé. Le chemin du retour, une contre-allée.

Une chance, un corbillard. Inventer des histoires.

Habillée en ballerine, 18 printemps sur un balai.

Saut à l’élastique. Décharge acoustique. Ça reste à voir.  

La mer à boire. Pourboire en play-back. Un air d’Offenbach.

Dix-neuf heures quinze. Une pile électrique.Un cours de gymnastique. Toi et moi. Pas de signe comique dans le son de ta voix. Pas de mine pathétique, ni de mots grivois. 

 

Un turban rose autour du toit. Mise en scène unique. Un hangar en bois.

Acouphène en public. Adieu regard cynique, place à Pétragalia.

par Jennifer Moreau publié dans : Textes
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