Au pays merveilleux d'H.C. Andersen, aux prémices du XXI ème siècle,
Un elfe nu attend avec résignation les négociations du sommet
sur le réchauffement climatique à Copenhague
La chaise vide a les pieds dans l'eau
Vélo et canapé rouge se retrouvent dans la lumière du soleil couchant
L'interdit n'a plus de sens
Des arbres tombent seaux, pelles multicolores et balançoires
Les statues dansent au son d'une musique qu'elles seules entendent
Les arbres sont en briques
Les éoliennes soufflent dans les voiles de bateaux blancs
et font osciller les hautes herbes sur la grève
Les oies jouent au volley-ball
sur la plage
Les bateaux voguent sur les pelouses
Une femme en bleu se prend pour une statue verte
La petite sirène est au sec, mais elle n'est plus seule
On va au café en kayak
L'heure bleue est visible dans les parcs
Fumer est vu
Les contes tuent
Le choix de la première image pour présenter ce que j'ai pu saisir de l'art de rue à Copenhague fut difficile tant de possibilités m'étaient
offertes.
J'ai choisi la facilité avec cette affiche trônant à l'intersection des rutilantes artères, Vertesbrogade et H.C. Handersen boulevard.
Et comme à chaque début, il est traditionnellement admis une suite, je vous propose de découvrir l'immense dynamisme artistique qui s'exprime sur les murs du quartier de
Christiania, au coeur de Copenhague.
Sortir de Christiania
Découvrir au hasard de la ballade
D'autres très beaux exemplaires
Offerts par la galerie urbaine
A ciel ouvert.
Aux yeux fatigués,
En sous titre sous ce portrait :
"Do you see her ?"
Qui sont les auteurs
De ces obsessions animales (animalières)
et de pièces de maître ?
De la joie j'aurais à les nommer
Qu'ils n'hésitent pas à se manifester.
Le bon goût n'est pas toujours au rendez-vous
Il y a sûrement un public !
Là pas contre, c'est signé.
Sûrement un exhibitionniste.
Et quand certains préfèrent rester anonymes,
d'autres ne font que signer leur passage.
Amager, quartier résidentiel,
Sud de Copenhague.
Travaux,
Longue palissade
Eloge de la façade.
Au bout de la palissade,
une galerie d'art,
des artistes jouent au foot.
D'autres murs, d'autres quartiers.
Sur les murs
on peint
on écrit
on colle
on racolle
J'ai visité Nîmes pour la première fois de ma vie il y a dix jours.
Dans cette petite ville, coquette, calme, sans débordement apparent, le moindre autocollant, graffiti, la moindre trace d'humanité brouillonne ou d'expression hors cadre semblent
être un exploit.
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© Jennifer Moreau. 2005
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