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5 octobre 2005 3 05 /10 /octobre /2005 22:00

 

Fin d'un carnet intime,

Au fond des poches quelques centimes.

Fortunée sans tune.

Eclaire la lune.

La rumeur est câline, l’odeur féline.

Les cris de mouettes réveillent la muette

D’un sommeil profond.

Tombe le silence. 

Résiste et se sent bête.

Le vent fouette ses pommettes

La vague emporte les sornettes

Le volatile lui tient tête.

Le soleil éclate. Fais risette.

L’écume sent bon. Le rebond. Dire. 

 

 

 

Poussière d’esprit tordu. Allongée sur la banquette.

Tomber amoureuse. Mimiques peureuses.

Traces tenaces en surface

En profondeur, le cœur. Le cœur gros.

Vraiment très beau. Trop.  Au galop.

 

 

 

 Un fakir. Sentir les pointes dans la peau

Sans souffrir. Le seuil du renouveau.

Cafard, je t’écrase et tu te multiplies par trois.

Nocturne habitant des cuisines.

Fragile. Le blues ça rend débile, hypersensible

Jète les miettes de confiance sur la moquette.

On y va, on n’y va pas.  Vitesse de croisière.

Visiter un cimetière dans un village breton, tout le monde le même nom.

Même famille sauf pour les  filles.

Insolente l’heure tourne. Impatiente tu ronges tes doigts à nu

Le temps, le temps n’existe pas

Le temps, le temps n’attend pas

Le temps, aiguille sans chas.  

 

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Published by Jennifer Moreau - dans Collages
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commentaires

loic 18/05/2005 17:49

Bien le poeme! ... Sur tout le passage "Fragile. Le blues ça rend débile, hypersensible. Jète les miettes de confiance sur la moquette."
Je suis parano ou y'a un rapport avec moi? :/

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