

Fin d'un carnet intime,
Au fond des poches quelques centimes.
Fortunée sans tune.
Eclaire la lune.
La rumeur est câline, l’odeur féline. Les cris de mouettes réveillent la muette
D’un sommeil profond. Tombe le silence. Résiste et se sent bête.
Le vent fouette ses pommettes
La vague emporte les sornettes
Le volatile lui tient tête.
Le soleil éclate. Fais risette.
L’écume sent bon. Le rebond. Dire.
Poussière d’esprit tordu. Allongée sur la banquette.
Tomber amoureuse. Mimiques peureuses.
Traces tenaces en surface
En profondeur, le cœur. Le cœur gros.
Vraiment très beau. Trop. Au galop.
Un fakir. Sentir les pointes dans la peau
Sans souffrir. Le seuil du renouveau.
Cafard, je t’écrase et tu te multiplies par trois.
Nocturne habitant des cuisines.
Fragile. Le blues ça rend débile, hypersensible
Jète les miettes de confiance sur la moquette.
On y va, on n’y va pas. Vitesse de croisière.
Visiter un cimetière dans un village breton, tout le monde le même nom.
Même famille sauf pour les filles.
Insolente l’heure tourne. Impatiente tu ronges tes doigts à nu
Le temps, le temps n’existe pas
Le temps, le temps n’attend pas
Le temps, aiguille sans chas.

Pause café pour ces deux Stambouliotes (habitants d'Istanbul)
Le moustachu, c'est le patron de la librairie. James Joyce ? Dernier de la pile de droite.

Crédit Photo : Jennifer Moreau - Juillet 2005
COULEUR 3
couleur3.ch
ARTE RADIO
arteradio.com
FIP - RADIO FRANCE
radiofrance.fr/chaines/fip